Présentation

Bienvenue sur le Blog des CHRONIQUES DE TERDORE!

Vous trouverez dans ce blog le premier ouvrage de Julien C., écrivain de 26 ans, résidant en picardie.

Ces Chroniques seront composées de plusieurs livres.
Le Livre I, UNE AME DE HEROS, vous est ici proposé gratuitement, nous vous invitons à le découvrir au fil des semaines.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos encouragements, pour lui permettre, qui sait, de publier son roman dans l'avenir.

Bonne lecture!

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titre
Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 14:16

Jonathan se trouvait dans un long couloir végétal au milieu d’une forêt, il ne pouvait voir le ciel. La végétation était trop dense. Il courait dans ce tunnel sans jamais en atteindre la fin. Il semblait s’allonger à mesure qu’il avançait. Tout était flou, verdâtre, glauque. Il faisait très sombre. Il continuait malgré tout à courir, comme s’il avait la mort aux trousses. Etrangement la forêt était très silencieuse et ce n’était pas pour le rassurer.

 

Après ce qui lui sembla être des heures, il déboucha subitement au bord d’un gouffre. Cette arrivée soudaine le surprit tellement qu’il en perdit l’équilibre et tomba, à la renverse. Quelques petits cailloux se détachèrent de la falaise et allèrent plonger au fond du gouffre qui, il s’en aperçut alors, était rempli de lave en fusion.

Une fois ses esprits retrouvés, il se mit à genou, regarda en contrebas et constata qu’il avait évité de justesse une chute vertigineuse. Il observa autour de lui et remarqua qu’il se trouvait sur de hauts plateaux avec de nombreux ravins, également  remplis de lave en fusion.

Soudain il réalisa qu’il entendait des bruits, de l’acier qui s’entrechoquait et des cris de fureur. Il leva les yeux et se rendit compte qu’une bataille se déroulait sur un plateau un peu plus haut. Mais une bataille un peu particulière. En effet, elle semblait opposer des légions alliées d’elfes, d’hommes et de nains à des hordes de créatures digne de World of Warcraft. Des éclairs magiques volaient dans tous les sens et, petit à petit, la coalition humaine reculait, acculée au bord d’un précipice.

 

Sa raison lui dictait de s’enfuir le plus loin possible de cet enfer, néanmoins une voix dans sa tête chuchotait :

- Il ne peut rien t’arriver, après tout tu es un paladin (1) de niveau 77 (2) !

Contre toute attente, la curiosité et l’appel du danger l’emportèrent, il examina alors les lieux, et décida d’un itinéraire pour rejoindre la bataille.

 

Sur sa droite, la roche formait un pont entre deux plateaux. Il choisit d’emprunter ce chemin pour se rapprocher un peu plus. Malheureusement ce pont de fortune était fort étroit. De plus la pierre était friable. Il avança pas à pas, les bras lui servant de balancier pour garder l’équilibre. Par moment, de petits morceaux de roche se détachaient du pont pour aller finir leur course des centaines de mètres plus bas, lui faisant prendre à chaque fois un peu plus conscience du danger.

Il s’étonna lui-même quand il rejoignit l’autre côté du pont. Sa traversée s’était finalement faite sans encombres.

Arrivé sur ce plateau, il entreprit d’escalader une paroi rocheuse.

Jonathan n’avait jamais été très sportif. A vrai dire, plus jeune il avait pratiqué un peu le football mais uniquement pour faire plaisir à son père. Alors c’est avec une touche d’appréhension qu’il s’attaqua à la falaise.

De la sueur ruisselait sur son visage. C’était une vraie fournaise avec toute cette lave. Néanmoins, il lui fallait rester concentré, il savait que la moindre erreur lui vaudrait une mort certaine.

A environ mi-chemin de son escalade, il atteignit une corniche qui lui permit de souffler un peu. Ayant pris de la hauteur, il contempla l’horizon, et aperçut au loin la forêt dont il était subitement apparu. Elle s’étendait à perte de vue.

« Pas étonnant que cela m’ait pris des heures à en sortir… » Se dit-il.

- Si j’avais su qu’il allait faire si chaud j’aurai apporté un soda.

Il plissa les yeux pour se concentrer. Une multitude de points noirs se dessinaient au loin dans le ciel. Trop éloignés pour arriver à les distinguer précisément, Jonathan comprit néanmoins qu’ils se rapprochaient.

Il reprit son ascension. Après de nombreux efforts, il allait enfin atteindre le sommet. Son corps était endolori, ses muscles le faisaient atrocement souffrir et ses mains étaient blessées au sang. La roche pouvait, parfois, être aussi coupante que des lames de rasoir. Son calvaire allait prendre fin, il se le répétait pour garder courage, toujours mû par ce besoin impérieux d’aller de l’avant.

Péniblement il se hissa sur ce nouveau plateau et se mit sur le dos pour souffler. Il ferma les yeux. Après quelques minutes de repos il les rouvrit, juste au bon moment pour voir passer au dessus de lui les fameux « points noirs ». Il ne s’agissait pas d’oiseaux, mais d’un groupe de soldats sur d’étranges montures noires, aux yeux rouge sang. Elles avaient d’immenses ailes aux membranes noires translucides, marbrées de nervures rouge vif. Le groupe comportait environ une cinquantaine d’individus. Certains étaient équipés d’épées, d’autres de lances ou de haches. En tout cas une chose était sûre : ces soldats n’avaient rien d’humain et ce n’était pas bon signe pour les pauvres malheureux qui étaient déjà en difficulté.

Il devait faire quelque chose, il voulait les aider. Il se releva et repris son chemin en courant.

Son enthousiasme retomba vite quand il constata qu’il n’était pas au bout de ses peines. Il s‘était rapproché mais il lui restait encore du chemin à parcourir. Pourtant il était si fatigué…

Il devait, pour poursuivre, passer au travers d’une grotte, pas d’autre chemin possible en vue. Il dut se baisser tant le tunnel était étroit. Il avança à tâtons dans l’obscurité. La progression devint plus difficile, le passage n’avait de cesse de se rétrécir. A présent, il s’agissait davantage de fissures dans la roche plutôt que d’un tunnel. Il avait du mal à se hisser dans les différentes lézardes. L’obscurité ne simplifiait pas sa progression, la chaleur non plus d’ailleurs. La pierre allait de très chaude à bouillante, au point qu’il appréhendait chaque nouveau pas. Son corps n’était plus que douleur…

Heureusement un point lumineux au loin lui indiquait enfin une échappatoire. A force d’avancer dans le noir, il s’était demandé s’il ne s’était pas engagé dans un cul de sac.

 

Il arriva finalement au bout de cet enfer et déboucha sur un paysage qui n’était pas plus réjouissant : une plaine bordée de gouffres en fusion. La bataille se tenait à quelques centaines de mètres devant lui. Il ne pouvait en croire ses yeux, partout des corps mutilés gisaient dans des mares de sang. La coalition humaine était bel et bien en péril, mais elle se défendait avec acharnement et entraînait avec elle dans la mort autant de créatures maléfiques que possible. Il remarqua plus haut sur un monticule rocheux un homme de stature impressionnante. Il avait l’air redoutable dans son armure noire sertie d’or. Jonathan comprit que cet homme était en train de donner des ordres à trois de ses subalternes. Il s’agissait de subalternes un peu particuliers… Il reconnut immédiatement un orc à sa musculature imposante, sa peau verdâtre et ses longues oreilles pointues, ainsi qu’un squelette en armure, mais ne put distinguer le dernier général.

Jonathan ne put s’expliquer cette étrange alliance, un humain à la tête de troupes malfaisantes ?

 

Guidé par son instinct, il courut en direction d’un groupe de soldats humains, acculés au bord d’un précipice, en demi-cercle autour de quelque chose ou quelqu’un qu’ils défendaient avec ardeur. Il sauta par-dessus plusieurs cadavres, dû se baisser à de nombreuses reprises pour éviter des tirs de flèches, et parvint à rejoindre le groupe. Les soldats ne prêtèrent aucune attention à lui, comme s’ils ne le voyaient pas. Protégée par les soldats, une jeune femme se trouvait à terre. Son visage saignait et une flèche avait transpercé le mollet droit de la malheureuse. Elle était en piteux état. Malgré cela, Jonathan ne pouvait s’empêcher de la trouver magnifique. Elle dégageait une noblesse et un courage qui le firent rougir. Sans parler de la beauté de ses longs cheveux châtains et de ses profonds yeux noisette. Elle portait un bustier d’or qui lui servait d’armure et une tunique courte qui protégeait ses cuisses.

A la vue de cette jeune femme Jonathan ne sut plus que faire. Elle l’intimidait. Cette vision enchanteresse ne dura que quelques secondes car, soudain, un orc brandissant une hache dans une main et la tête d’un malheureux soldat dans l’autre surgit de nulle part. Il avait réussi  à terrasser un des soldats qui protégeait la jeune femme et ainsi ouvert une brèche dans leur défense. Un autre soldat tenta d’arrêter l’orc mais celui-ci lui jeta avec force et hargne la tête qu’il tenait dans la main. Le soldat ne parvint pas à l’éviter, vacilla et tomba dans le précipice de lave avec un hurlement qui glaça le sang de Jonathan.

Débarrassé de ce gêneur, l’orc porta son attention sur la jeune femme, brandit sa hache et l’abaissa d’un seul coup. Jonathan ferma les yeux, il ne pouvait pas voir cela !

Un bruit métallique retentit. Une épée s’était interposée au dernier moment entre la hache et la jeune femme. Jonathan ouvrit les yeux et fut abasourdi, c’est lui qui tenait l’épée ! Enfin c’était lui sans être lui. L’homme lui ressemblait en tout point excepté qu’il était mal rasé, un peu plus musclé et vêtu d’une imposante armure d’or et d’une cape rouge.

De sa main libre l’homme décocha un coup de poing d’une puissance surprenante à l’orc. Ce dernier recula sous l’impact. Dans la fraction de seconde qui suivit, l’homme sectionna le bras de l’orc qui tenait la hache, puis sa tête. Le mouvement d’épée fut si rapide que Jonathan ne réalisa ce qui s’était passé que quand l’orc s’affaissa, mort.

L’homme tendit une main à la jeune femme pour l’aider à se relever. Elle passa un bras autour ses  épaules, et ils se mirent en route, pour fuir au plus vite ce carnage.

Jonathan les regarda lui tourner le dos et s’en aller. Il réalisa soudainement que personne ne semblait réellement le voir. Tant mieux si cela pouvait lui éviter de se faire tuer ! Au même moment, la jeune femme se retourna, le regarda droit dans les yeux et lui dit :

- Sauve moi…Sauve nous…

Puis elle disparut ainsi que tous les combattants. Ils furent remplacés par un dinosaure orange qui dansait dans une prairie fleurie avec un pokémon.

 

Jonathan se réveilla en sursaut !

- Mais que pouvait bien faire Pikachu au milieu de toute cette lave ? dit-il à moitié endormi et encore confus.

Pris d’un doute, il regarda la paume de ses mains comme pour vérifier qu’elles n’avaient pas de coupures. Elles étaient intactes.

- Wah, la vache quel rêve ! Çà semblait si réaliste !

            - Juste un rêve…

Il se rallongea. Looping miaula pour bien lui signaler qu’il était incommodé par ce remue-ménage au réveil.

(1) Le paladin est une des classes de personnages de World of Warcraft. Il s’agit en fait d’une sorte de chevalier.

(2)L’extension La colère du roi Liche du jeu orignal World of Warcraft a permis aux joueurs d’atteindre des niveaux allant jusqu’à 80.

Par Julien C.
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